 | Entre 900 et 1100 manifestants contre la réforme des retraites à Sarlat | | Aujourd'hui, en fin d'après-midi, 1100 personnes selon les syndicats, 900 selon les renseignements généraux, ont défilé dans les rues de Sarlat pour dire non à la réforme des retraites Aujourd'hui, en fin d'après-midi, 1100 personnes selon les syndicats, 900 selon les renseignements généraux, ont défilé dans les rues de Sarlat pour dire non à la réforme des retraites.
Une mobilisation en très légère baisse par rapport à celle organisée en juin dernier, où 1500 manifestants avaient été recencés. Dans le cortège, se trouvaient pêle-mêle des représentants syndicaux, des élus locaux, des retraités et des jeunes salariés, inquiets pour leurs vieux jours.
De nombreuses délagations salariales d'entreprises locales avaient aussi fait le déplacement. A l'instar du personnel soignant gréviste de l'hôpital Jean-Leclaire, tout aussi soucieux des retraites que de l'avenir de l'établissement de santé sarladais. " On sait que la chirurgie est dans le collimateur de l'ARS. Cela, dans le but de centraliser les blocs opératoires du département, estime un aide-soignant du service en question et délégué CGT."Il y a aussi un vrai problème de recrutement. Début 2011, après une vague de départs à la retraite,il devrait manquer quinze infirmières."
Plus loin,des salariés de Suturex, PME locale spécialisée dans la fabrication d'aiguilles chirurgicales, rachetée récemment par le groupe allemand B Braun,réclamaient la prise en compte de la pénibilité du travail sur les chaînes de production en trois-huit. - LAMARQUE Séverine
|  | Les tuyaux de l'orgue chauffent à la cathédrale | | Exercices de stagiaires et récitals se succèdent à la cathédrale toute cette semaine. Les tuyaux de l'orgue de la cathédrale Saint-Sacerdos n'ont pas trop l'occasion de refroidir cette semaine, avec la quatrième académie d'orgue de Sarlat organisée dans le cadre du festival du Périgord noir. Jusqu'à samedi, les récitals s'enchaînent (lire l'encadré) sur l'instrument historique que l'on doit au facteur d'orgue Jean-François L'Epine, à qui d'ailleurs est consacrée une exposition dans la cathédrale. Si vous vous promenez du côté de l'édifice religieux, vous n'échapperez pas aux sons caractéristiques de cet instrument, car sept stagiaires s'évertuent actuellement toute la journée en master class sous la direction de l'organiste Frédéric Desenclos. Ils sont âgés de 18 à plus de 60 ans et viennent de toute la France pour découvrir cette année le répertoire de la musique française de l'époque de Jean-Philippe Rameau. Chef-d'?uvre de l'Epine Henri Jullien est sarladais. Diplômé en musicologie, il rêve de devenir organiste depuis qu'adolescent il a assisté à un concert d'André Isoir à l'église abbatiale de Saint-Cyprien. Lors de cérémonies, il supplée déjà Bernard Podevin, l'organiste titulaire de la cathédrale de Sarlat. « Cet instrument historique est sublime, magnifique, assez rare, s'enthousiasme-t-il. C'est le premier grand instrument de Jean-François L'Epine, son chef-d'?uvre. Construit en 1752, il a bien survécu aux vicissitudes du temps et a été magistralement restauré en 2005. » Henri Jullien participe à son troisième stage sur l'orgue de Sarlat. « Cela apporte beaucoup. On est en contact avec l'instrument. On apprend à apprivoiser la bête. » « Un défi » Isabelle Rouard vient d'Orléans. Professeur de culture musicale au conservatoire et chanteuse, elle s'est lancée il y a trois ans. « C'est un défi. Je suis débutante et passionnée. Cet orgue n'est pas facile à jouer avec son petit pédalier à la française. » Cet été, elle a enchaîné quatre stages mais a un petit faible pour Sarlat, « son accueil magnifique et la chambre d'hôtes ». Les sept stagiaires donneront un récital de clôture gratuit jeudi à 21 heures. - Franck Delage
|  | Comment mettre la déviation en sourdine ? | | circulation Paravent anti-bruits, revêtement, limitation de la vitesse à 70 km/h : les riverains de la rocade ont réclamé aux élus des solutions concrètes pour absorber le bruit De l'euphorie à l'empathie, il n'y a qu'un pas. Ou plutôt, qu'une pétition. Depuis la création du Collectif de riverains de la déviation de Sarlat, quelques jours à peine après son ouverture, le triomphalisme des discours inauguraux s'est estompé. Vendredi soir, c'est avec une mine compréhensive que le conseiller général PS et le maire de Sarlat ont recueilli les plaintes d'une trentaine de personnes vivant à proximité de la rocade. « On nous avait dit que le double vitrage et l'isolation suffiraient, c'est faux. Aujourd'hui, on entend les véhicules à l'intérieur des habitations. Depuis le 9 juillet, on compte les jours, c'est l'enfer », synthétise Régis Audit, porte-parole du mouvement. Reconnaître que la déviation puisse empoisonner le quotidien des riverains, après l'après l'avoir longtemps présentée comme un ballon d'oxygène pour la ville, l'exercice est périlleux. « Le courrier officiel étant adressé en premier lieu à Bernard Cazeau », Jean-Jacques de Peretti a d'ailleurs refilé tout de suite la patate chaude au représentant du Conseil général. C'est cadeau. La main est donc au socialiste Jean-Fred Droin, qui prend soin de rappeler que la déviation a été déclarée d'utilité publique et que certaines habitations se situant au-dessus du niveau sonore admissible de jour légal ont déjà été indemnisées par le Département. « Nous entrons dans une phase active et on s'aperçoit aujourd'hui, je l'ai constaté sur place, qu'il existe des nuisances sonores. Je prends l'engagement de faire en sorte qu'elles soient réduites. Mais je reconnais que pour l'instant, il s'agit de paroles et non d'actes », a-t-il admis. « Caisse de résonance » Des paroles, justement, les riverains n'en veulent pas. Ils leur préfèrent des solutions techniques concrètes pour absorber le bruit, que certains imputent à la troisième couche de roulement, mais aussi à l'enrochement, « véritable caisse de résonance ». « Il faut être réaliste, a raisonné Jean-Jacques de Peretti, on ne va pas enterrer la déviation aujourd'hui. Il n'y a pas une mesure, mais des mesures, à prendre au cas par cas, selon l'emplacement des habitations. Il existe trois leviers : la végétation qui assourdit, les paravents anti-bruit et le revêtement. Comme dans la cote des Presses, où nous avons mis un bitume anti-dérapant qui diminue aussi le bruit. » Un écran végétal ? « Inutile ! », s'enflamme l'assemblée, qui estime que le rideau de verdure limitera au mieux la pollution visuelle. À très court terme, les riverains ne réclament aucune indemnisation, mais la limitation de la circulation à 70 km/h avec, pourquoi pas, l'installation d'un radar fixe dans la descente au niveau de Rivaux. « Pour prendre des décisions, nous sommes obligés d'avoir un socle technique. Les résultats des nouvelles études pourraient tomber cette semaine », a affirmé le conseiller général. D'ores et déjà, un membre du collectif prévient. « À Sarlat, nous devons aller au-delà de la norme moyenne. C'est son côté bucolique qui attire les touristes », insiste le propriétaire des gîtes Au pré de l'arbre, qui a dû rembourser trois familles n'ayant pas supporté le vacarme routier cet été. « D'autant qu'à terme, 8 400 véhicules devraient transiter par cette déviation chaque jour. Il y en a 2 400 aujourd'hui : le bruit va inévitablement augmenter. Donc, mieux vaut prévenir que guérir? » - séverine lamarque
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