 | Temniac? « Une école de ville à la campagne » | | Perché sur les hauteurs, l'établissement séduit les parents, y compris ceux n'habitant pas dans le secteur. Quand certaines écoles aux effectifs chancelants redoutent que le rideau tombe sur l'une de leurs classes - c'est le cas cette rentrée à Jules-Ferry et à Ferdinand-Buisson où les fermetures sont déjà actées - Temniac ne craint pas la sentence académique. Un roc inébranlable dans le paysage scolaire de la ville. 154 élèves ont retrouvé hier les bancs de cet établissement paisible perché sur les hauteurs de Sarlat. Soit 17 enfants de plus qu'en 2009/2010, année durant laquelle dix élèves supplémentaires étaient déjà venus grossir les rangs par rapport à 2008/2009. Avec une moyenne de 26 élèves par classe, l'école de Temniac est victime de son succès. Arrivée à saturation (tout comme celle de La Canéda), la direction a dû refuser des inscriptions. Du coup, ce sont les tout-petits, pressés de porter leurs neurones à ébullition, qui passent à la trappe. « Nous n'aurions pu accueillir que deux ou trois enfants âgés de 2 ans. Nous avons choisi de limiter la petite section, qui compte déjà 27 élèves », explique Michel Kneblewski, à la tête de l'établissement depuis deux ans. La fuite des élèves vers la périphérie n'est pas une nouveauté, mais pourquoi certains parents n'habitant pas le secteur font-ils le choix de Temniac ? « Il y a ici les avantages d'une école de ville à la campagne, estime le directeur. Seulement deux classes à doubles niveaux ; une proximité avec les enseignants ; une prise en charge de la maternelle au CM2, ce qui arrange beaucoup les parents ayant plusieurs enfants scolarisés. Mais aussi le soutien financier de l'Amicale laïque de Temniac, qui consacre exclusivement ses recettes à l'école : ce qui permet de financer des activités sportives et culturelles et les séjours découverte. » « Communauté soudée » Une école de ville à la campagne : précisément ce qui charme Sophie, mère de Tom et Sam, 7 et 5 ans. « On apprécie ce côté intimiste, école du village, presque d'autrefois, et cette communauté de parents soudée. » À évoquer les atouts de l'établissement à l'architecture Jules-Ferry (1), certains parents glissent avec plaisir sur le terrain de l'affect. Une madeleine de Proust, pourquoi pas. Mais c'est avant tout le côté pratique qui a motivé Fanny, aide-soignante à l'hôpital de Sarlat mais habitant Proissans, à inscrire ses deux enfants à Temniac. « Ce n'est pas toujours évident de se garer autour des autres écoles du centre-ville, notamment à 16 h 30 où il y a très souvent des bouchons. » Un succès conditionné aux embouteillages ? La forteresse de Temniac a de beaux jours devant elle. (1) L'école a été construite au début du XXe siècle, agrandie dans les années 1990 et rénovée en 2003 (année d'ouverture de la sixième classe). - Séverine Lamarque
|  | Le point d'orgue du festival | | Les Arts florissants dimanche à Brive et la semaine de l'orgue à Sarlat comme bouquet final. Le Festival du Périgord noir a pris l'habitude de faire ses « Vendanges ». Il joue les prolongations en septembre, après les grands concerts du mois d'août. Depuis quatre ans, il prend ses quartiers d'automne à Sarlat, autour de l'orgue de la cathédrale Saint-Sacerdos, magnifiquement restauré. Cette année, il poussera plus loin et donnera, pour la première fois, dimanche 5 septembre, un concert à Brive, en partenariat avec la Ville. Formation emblématique, les Arts florissants se produiront à la collégiale Saint-Martin, sous la direction du contre-ténor Paul Agnew. Ils proposeront un « voyage en Italie » évoqué à travers des ?uvres de Carissimi, Du Mont et Charpentier. « Brive est un prolongement géographique naturel du Périgord noir », souligne Jean-Luc Soulé, directeur du festival. La musique française La Semaine de l'orgue débutera le lendemain à Sarlat et se poursuivra jusqu'au samedi 11 septembre. Son rayonnement dépassera le Périgord noir. Un concert est prévu à Montpon-Ménestérol. Elle s'organisera autour d'une académie sur « les organistes parisiens à l'époque de Jean-Philippe Rameau », dirigée par Frédéric Desenclos. Concertiste, enseignant, animateur de l'ensemble Pierre-Robert, c'est un spécialiste de la musique française. Masterclasses, concerts et conférences seront au programme des sept participants, étudiants ou professionnels en début de carrière. Ils ne travailleront pas dans un esprit fermé, bien au contraire. De nombreuses séances seront ouvertes au public et des concerts auront lieu tous les jours, en majorité gratuits. Des animations pour les scolaires sont prévues autour de l'orgue et du clavecin. Elles serviront de préfiguration au « bus de l'orgue » qui parcourra le département à partir de la fin du mois. Un ciné-concert Cette semaine se terminera par deux temps forts. Vendredi 10 septembre, Éric Lebrun improvisera à l'orgue de la cathédrale de Sarlat sur « l'Évangile selon saint Matthieu », le film de Pier-Paolo Pasolini. Samedi 11, Frédéric Desenclos et l'ensemble Pierre-Robert interpréteront des ?uvres de Dauvergne et Mondoville. Des contemporains de Rameau dont la musique, quelque peu oubliée, a marqué leur époque. - Chantal Gibert
|  | Le FC Sarlat-Marcillac vise la passe de trois chez le promu girondin | | En se déplaçant dimanche dans la banlieue bordelaise, les Sarladais vont tenter de réussir la passe de trois victoires consécutives, un objectif tout à fait réalisable au vu de leurs deux dernières prestations. Après deux succès en autant de matches en ouverture du championnat, le FCSM effectue un excellent départ. La victoire contre Mont-de-Marsan B fut logique ; celle face à Dax obtenue avec la manière et les buts. Grâce à un groupe très jeune et expérimenté, où l'état d'esprit est mis en avant, les troupes de Dragan Keserovic surfent sur une vague positive, sans s'enflammer. Quelques incertitudes Dimanche, ils retrouveront en face d'eux une formation de Mérignac-Arlac qui retrouve la DH, après un purgatoire d'un an en Division Supérieure Régionale. Cette équipe reste sur l'euphorie de son accession, avec un succès sur Saint-Émilion et une courte défaite chez l'un des favoris de la compétition, Marmande (1-0). La rencontre face à ces Girondins ne s'annonce donc pas de tout repos pour les Blaugrana. Le coach sarladais fera normalement confiance à un groupe qui lui donne entière satisfaction depuis le début de saison, même si quelques incertitudes planent sur Bidjang-Camara, Charpentier et Nanakasse. - Jean-Marc Laroche
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